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Critique

John Zorn soufflera trois fois

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Festival. L’avant-gardiste saxophoniste new-yorkais a conçu une série de concerts spécifiques pour la Grande Halle. A découvrir samedi à Jazz à la Villette.

John Zorn sur la scène de la Columbia University School à New York le 27 mars 2011. (Photo Jessica Rinaldi / Reuters)
Publié le 02/09/2013 à 23h36, mis à jour le 04/09/2013 à 9h47

De l’autre côté de l’Atlantique, l’événement qui court depuis plusieurs semaines les hauts spots de culture new-yorkais - comme le Guggenheim Museum, le Metropolitan Museum of Art ou encore le Lincoln Center - a d’ores et déjà été baptisé «Zornathon».

Un néologisme explicite qui désigne la série de concerts organisés aux quatre coins de la planète pour célébrer l'anniversaire du prolifique compositeur avant-gardiste américain, John Zorn, sexagénaire depuis hier. En fonction des lieux qui l'accueillent, la manifestation «Zorn@60», loin d'être bouclée (elle se poursuivra jusqu'à la fin de l'année), a été méticuleusement conçue par l'anti-conformiste New-Yorkais en diverses déclinaisons. A Paris, ce marathon, profilé en trois étapes, prenant place dans le cadre de Jazz à la Villette (lire ci-contre), fait figure de festival dans le festival. D'autant plus exceptionnel que le saxophoniste se fait rare en Europe.

Poésie. L'œuvre protéiforme de ce compositeur compulsif sans œillères est étroitement liée à la culture cinématographique, cartoons compris. Les références y sont récurrentes (The Big Gundown, en 1985, premier album pour une major, autour des thèmes d'Ennio Morricone, Spillane, sur les films noirs, ou encore l'hommage à Godard, basé sur l'esthétique cut-up, la série des Filmworks) : «C'est vraiment le cinéma qui m'a amené à la musique, explique-t-il dans un documentaire où, depuis s

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