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Un pas d’avance sur la musique de clubs

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Une compilation retrace l’histoire discographique du style.

Publié le 24/09/2013 à 23h06

Bizarrement, peu de compilations se sont intéressées aux années voguing à New York. Comme si la danse seule était typique de ces soirées majoritairement gay et noires. Faudrait-il considérer que la musique sur laquelle se confrontaient les danseurs était une tapisserie secondaire ? Qu'on aurait entendu la même dans n'importe quel club un peu branché de la ville ? L'an dernier, le label londonien Soul Jazz, éminent historien de la musique, s'est attaqué à ce vide critique dans une double compilation (1) très documentée, venant compléter un livre signé Chantal Regnault et Tim Lawrence. «Le voguing est une danse afro-américaine, créée par et pour les Afro-Américains, la musique y est très importante, raconte dans les notes de pochettes le danseur new-yorkais Muhammad Omni. Elle est une évolution moderne du tambour africain, […] une piste musicale et ethnologique qui vient du blues, du jazz, du gospel et du funk. Toutes ces choses ont été incorporées dans la musique du voguing.»

Titres anguleux. De fait, le voguing n'est pas un genre mais une sélection pointue dans les sonorités de l'époque. Les premières années sont encore marquées par le disco, mais migrent vite vers la house ( Moment of my Life d'Inner Life, ou l'épique It's All Over My Face de Loose Joints). Il s'agit touj

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