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Libération
Interview

L’île mystérieuse de Verone

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Pop. De retour avec un troisième album aux accents folk rock 70’s, le groupe français raconte son voyage à «Libération».

(Photo Frédéric Stucin)
Publié le 01/10/2013 à 18h06, mis à jour le 03/10/2013 à 11h29
Delphine Passant et Fabient Guidollet, le 26 septembre chez eux à Paris, dans le salon. Photo Frédéric Stucin

On verrait bien une campagne Kooples-Libé. Verone en tête. Compagnons de route Français moyens lecteurs mascottes parfaits. «Delphine et Fabien, ensemble depuis dix ans»… Verone avançait masqué - Retour au zoo il y a huit ans puis la Fiancée du crocodile, essais précieux du duo, se présentaient sous pochettes graphiques -, voilà Verone à nu. Presque. Tatoués à l'épidiascope, les bustes dévêtus de Fabien Guidollet et Delphine Passant, tandem scénique et couple urbain, se parent de dessins d'intérieurs anatomiques ou végétaux d'un rendu général Méliés-Hetzel-Sphinx des glaces. Delphine au casque médusé a la bronche feuillue, Fabien à l'épaulette moussue évoque Casey Affleck, dans les Amants du Texas.

Eux de Paris, loin de Verone, restent évoluer au rayon postulants, avec ce tiers volume folk choral à l'intitulé de manifeste. Mi-féerie de contes, mi-rondeau trouvère, entre madrigal liturgique à Izenah («au pâle incarnat») et rondes de préau (le chahut corbin Quand même, le bout-rimé acéré Vieille Peau), tantôt pédestre (Suspends tes chaussures, Fish pédicure), tantôt SF (le parnassien la Vallée, le happening la Percée), l'inspiration toujours pincée de nostalgie, moins pataphysique, s'essaie au vécu dégrafé. Témoin, le mélo «pierreuses» de Mamie («Maintenant t'es couchée dans ton lit / T'attends le jour toute la nuit…») ou le Blues for Mama

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