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Stuart Staples, son coin en Creuse

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Avec son groupe qui sort un dixième album, le chanteur-leader de Tindersticks, installé en France, joue ce soir à l’Olympia.

Stuart Staples, chanteur de Tindersticks depuis 1992. (Photo Mathieu Zazzo)
Publié le 20/10/2013 à 18h06

C'est la maison du bonheur. Dans l'arrière-cour, des tee-shirts sur un fil à linge, une table de ping-pong, un lapin, un chien, un chat et un Combi Volkswagen de vacances avec des matelas à l'intérieur. A droite, une dépendance dans laquelle madame, peintre de son état, œuvre. Au fond, une autre habitation abrite un immense studio de musique à l'étage. La Souterraine, gros bourg de la Creuse de 5 500 habitants, Stuart Staples, sa femme, leur fille de 20 ans et leurs trois fils de 18, 15 et 12 ans, la découvrent par hasard en 2005 sur la route des vacances. A l'époque, ils vivent à Londres. Mais les enfants grandissent et l'appartement devient exigu. «On avait envie d'espace mais on n'avait jamais rêvé de vivre dans la France rurale. On est passé par ici un été et on a aimé, se rappelle Stuart Staples, chemise à carreaux de bûcheron sur tee-shirt blanc, jean et Clarks marron. Le coin peut bien être stigmatisé par les Parisiens comme un trou au milieu de nulle part, on s'en fout. C'est calme, antimode, authentique. Et le lieu est romantique, habité.» Il l'inspire : «Je n'ai jamais travaillé aussi dur et été aussi productif qu'ici, même si je me sens prisonnier et deviens fou quand j'y reste trop longtemps.»

L'installation a été raide : la maison, inhabitée depuis longtemps, était «presque une ruine». La famille met quatre ans à réhabiliter le corps de bâtiment, à lui donner sa patine et la chaleur brute actuelle qui correspond parfa

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