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MUSIQUE

Mélanie de Biasio, drôle d’oiseau

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Pop. La chanteuse belge, qui sort l’album «No Deal», a donné lundi le premier de ses trois concerts à Paris.

Egalement flûtiste, la jeune femme attire un public qui va du rock indé au jazz. (Photo Frank Loriou Agence Vu)
Publié le 29/10/2013 à 19h36, mis à jour le 31/10/2013 à 10h13

Son poids de douceur en apesanteur et son sens de l'abstraction ont réussi à mettre au diapason un Nord et un Sud souvent à couteaux tirés. Mais outre ces écarts entre Flandre et Wallonie, comblés par médias belges interposés, Mélanie de Biasio s'apprête aussi à faire vaciller les convenances stylistiques avec son album en lisière, No Deal, déjà disque d'or en Belgique. Le deuxième d'une carrière en forme de quête et de partage où l'espace-temps ne répond pas à un business plan, mais s'étire à souhait afin de s'offrir les moyens de la maturation. Car la chanteuse et flûtiste ne transige pas avec ses exigences. A commencer par l'envers du décor, c'est-à-dire la production, à laquelle elle a consacré des nuits blanches pour atteindre le but convoité.

Strates. Malgré une trachéite persistante qui lui interdit toute promo en radio ou télé, la Carolo-Bruxelloise à la petite trentaine a fait le déplacement jusqu'à Paris une semaine avant son premier concert parisien, afin d'éclairer notre lanterne sur le processus de création de cet album ovni d'où perlent en filigrane des échos de Nina Simone comme de Portishead, ou encore des silences à la Mark Hollis (du groupe culte Talk Talk) et des faux airs soignés de Mesparrow. Une bulle dense, à l'extrême concision, qui élève en art véritable l'état de suspension. Après A Stomach Is Burning, paru sur le label belge Igloo en 2007 (distribué en France l'année suivante par Abeille), Méla

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