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Concert

Vampire en semaine

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Le groupe new-yorkais promeut son troisième album ce soir à Paris.

Vampire Weekend, à la frontière de la musique hipster. (Photo AJ Beck)
Publié le 20/11/2013 à 19h06, mis à jour le 21/11/2013 à 11h01

Malgré son nom, Vampire Weekend préfère la figure du clown qui pleure aux morts-vivants buveurs de sang. «J'aime cette dichotomie classique entre l'humour et la tristesse. La vie est tellement absurde que nous avons besoin des deux», s'amuse Ezra Koenig, chanteur du groupe new-yorkais. Adepte de l'opéra italien Pagliacci, dont le clown accablé par la mort doit continuer de faire rire, il souligne une évolution dans sa musique : de plus en plus sombre, avec toujours une pointe d'humour. Dans Modern Vampires of the City, troisième album sorti en mai, les sonorités pop-baroques traduisent une réalité cruelle. Comme un roman initiatique, ici décliné en trois tomes, à travers lequel un jeune héros affronte de multiples épreuves avant d'acquérir la maturité. «Pendant l'écriture du premier disque, nous étions encore étudiants à l'université Columbia, donc naïfs et insouciants», raconte le chanteur de 29 ans.

Contra, deuxième album plus international, à l'image des tournées, tranche avec un dernier objet franchement new-yorkais. «A force de voyager, nous avons réalisé que le monde n'était pas si excitant et éprouvé le besoin de revenir à notre ville d'origine.» Pour illustrer cette envie, un cliché en noir et blanc d'un Manhattan saturé de brouillard, publié en novembre 1966 dans les colonnes du New York Times, sert de pochette à Modern Vampires of the City. Parfaite thèse, antithèse, synthèse, cette trilogie s'a

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