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Chapel Hill, les monts pour le dire

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Nathan Symes, leader du groupe qui explore la musique des Appalaches, évoque sa vie d’errance luthérienne entre Etats-Unis et Alsace.

Chapell Hill. (Photo S. Bartosch)
Publié le 27/11/2013 à 20h56

Chapel Hill est un beau plongeon au cœur de la musique des Appalaches. Nathan Symes, leader de ce groupe très particulier qui fait chanter parfois du country punk à des instruments classiques, est allé choisir le nom de la petite ville de Chapel Hill en Caroline du Nord, celle où il est né il y a quarante-trois ans. Musicien autodidacte, mais qui a quand même appris le piano à 6 ans, cet Américain parlant le français sans accent n’aura pas suivi un parcours qui le vouait à la carrière WASP tracée par son père.

Quand ses parents divorcent, il n'a que 5 ans. Sa mère rêve d'Europe et embarque le gamin avec elle. Aix-en-Provence, Toulouse dans un premier temps, puis l'Alsace où la jeune artiste peintre retrouvera un peu de son éducation luthérienne. «En Pennsylvanie, les amish parlent encore alsacien et mangent de la choucroute et des bretzels, rappelle Nathan Symes. Lorsque ma mère s'est retrouvée à Strasbourg, elle s'y est sentie à son aise. Et elle est restée.» Le père, aujourd'hui urbaniste pour le gouvernement américain, est un protestant «germanique».

Les jésuites. Si le fiston n'est jamais retourné dans sa ville natale, il est resté sensible à cette musique des Appalaches, qui va du bluegrass à Hank Williams, avec des influences irlandaises très marquées. «Mes ancêtres sont arrivés aux Etats-Unis bien avant la révolution. Pour être plus américain que moi, il faudrait que je sois né indien, dit-il. La régio

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