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Fabien Tehericsen: «J’ai détissé l’étoffe Beethoven»

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Le chef d’orchestre et compositeur croise jazz et contemporain.

Fabien Tehericsen, à Paris, le 14 janvier. (Photo Frédéric Stucin)
Publié le 21/01/2014 à 17h46

On avait laissé Fabien Tehericsen, chef et compositeur atypique de musique contemporaine, fin 2007 sur les scènes nationales, avec son projet autour de Jimi Hendrix, hommage chatoyant avec une formation acoustique inhabituelle composée de solistes classique et jazz. Une démarche typique du caractère non conventionnel avec lequel il mène sa carrière, loin des cocktails d'usage, avant tout motivé par la création et les rencontres. S'il dirige toujours Debussy, Wagner ou Brahms sur les scènes internationales, il affectionne les collaborations hors cadre avec des musiciens traditionnels ou jazz en signant des œuvres singulières - un opéra sur Jacques Mesrine, avec octuor de violoncelles et percu africain, ou un Concerto improvisé avec le clarinettiste Louis Sclavis et le WRO Orchestra de Cologne. L'enseignement (en Afrique, Chine et Afghanistan) s'invite aussi dans le CV du maestro au parcours iconoclaste. Entre musique écrite et piment de l'impro, Tehericsen ne tranche pas mais double l'enjeu. Rencontre avec cet électron libre qui a décidé cette fois de «pulvériser» Beethoven avec une fieffée bande d'instrumentistes de la scène jazz.

Comment vous situez-vous ?

Je suis un oiseau particulier, j’ai cette double culture. J’ai enseigné l’improvisation et beaucoup travaillé cet aspect. Trompettiste, j’ai côtoyé le jazz très tôt. Cet art m’intéresse, les musiciens de jazz sont les plus créatifs et ouverts actuellement, ce sont des iconoclastes. C’est un de mes problèmes, on n’arrive pas à me ca

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