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Censure

Lady Gaga, toc en Chine

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Le cas de la chanteuse illustre les aberrations d’un marché soumis aux caprices du pouvoir.

La chanteuse s'est pliée à la censure et a modifié la pochette de «Artpop». (Photo Carlo Allegr. Reuters )
ParPhilippe Grangereau
correspondant à Pékin
Publié le 21/01/2014 à 19h56

Quand un artiste (local ou étranger) recueille l'approbation des censeurs chinois après une longue période d'interdiction, il saute généralement de joie, car la diffusion de ses œuvres dans ce pays de 1,3 milliard d'habitants lui ouvre en grand les vannes de la fortune. C'est ce qui vient d'arriver à la chanteuse new-yorkaise Lady Gaga. Le 14 janvier, elle s'est extasiée sur son compte Twitter : «Je suis tout excitée !!!! Le gouvernement chinois a approuvé mon album Artpop et l'ensemble de ses 15 chansons !» Une éclaircie pour un disque très mauvais qui, depuis sa sortie internationale, est l'un des fiascos de l'année.

Baudruche. A l'instar de certains producteurs de films hollywoodiens qui enjolivent leurs scénarios pour être diffusés en République populaire ou des maisons d'édition occidentales qui, généralement sans le dire, expurgent leurs manuscrits pour les publier en Chine, la chanteuse s'est pliée aux critères des censeurs en consentant à modifier

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