Il y a dans Legacy, album du saxophoniste Gaël Horellou enregistré en live en janvier 2013 au Duc des Lombards (il est officiellement dans les bacs aujourd'hui), comme une déclaration d'amour aux fondamentaux, dans un retour au jazz acoustique qui symbolise la tradition des années 60, avec de vifs torrents et de saisissantes fulgurances. Et pour cause, le répertoire entièrement composé d'originaux a été écrit en hommage aux vénérables aînés tels John Coltrane, Jackie McLean ou encore Sonny Rollins. On comprend comment l'ancien membre du Collectif Mu de Mâcon (entre 1994 et 1997) a réussi à convaincre le digne héritier de Charlie Parker, le ténor Abraham Burton, élève lui-même de Jackie McLean et soufflant pour des pointures (Roy Haynes, Roy Hargrove, Mingus Big Band…), à le suivre dans cette aventure exaltée.
Un retour aux sources opéré depuis quelques années par celui que l'on a connu prompt aux expérimentations electro-jazz. Notamment avec le pianiste Laurent de Wilde dont il intègre, en 2000, le sextet pour les albums Time for Change et Stories. Vers cette époque, le saxophoniste alto pousse davantage son exploration en produisant un live electro drum'n'bass, seul aux machines, sous le pseudo Dual Snake, et continue de mêler son instrument à la musique électronique pour des enregistrements avec UHT ou DJ Volta. Dans la foulée, il fonde le groupe NHX qui s'inscrit dans la lignée de ce mouvement de fusion electro avec une bande de musiciens dont le




