Un peu trop vite catalogué «classique», le trompettiste Nicolas Folmer avait déjà surpris la jazzosphère en s'aventurant auprès de Daniel Humair, puissant batteur au geste gracieux, réputé pour son insatiable appétit d'impro, avec lequel il réussissait l'improbable alchimie de Lights en réunissant des musiciens aux styles différents. Sur les solides fondements de ce quartet avec celui qu'il désigne comme «le père de la batterie moderne», Nicolas Folmer, né en 1976 près de Grenoble, s'ouvre à nouveau des perspectives promptes à débrider son jeu avec Sphere, dont il signe le répertoire. Un canevas que viennent développer deux incontournables soufflants : Michel Portal, «figure de proue de l'esthétique du jazz avant-garde européen» et l'Américain Dave Liebman, compagnon de route de Miles Davis, «son alter ego d'outre-Atlantique». Nul doute que le courant passe dans Sphere, dont le titre, comme ceux des autres thèmes, suggère «une idée de bulle dans laquelle l'osmose s'installe, en incluant aussi le public, puisque le disque a été enregistré en live sur quatre jours, à la suite de ma résidence, en octobre, à l'Opéra de Lyon». On retrouve le contrebassiste Laurent Vernerey, complice sur le disque précédent, alors que s'installe avec force le pianiste d'origine hongroise, Emil Spanyi, que l'on avait pu notamment apprécier dans les divers projets du saxophoniste Christophe Monniot.
Bien avant que Lights n'éclair




