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Très rebelles aux labels

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Avec le Net, les règles de l'industrie musicale changent. Les stars ont un accès direct à leur public, et inversement. Les diktats des majors sur les carrières des artistes sont-ils pour autant finis ? Cinq chanteuses parmi lesquelles Azealia Banks ou Beyoncé, ont en tout cas modifié la donne. Explications.

Publié le 01/04/2014 à 12h07

Internet n’a pas seulement bouleversé l’industrie du disque, il a aussi changé les relations entre les (super)stars et leurs labels. Aujourd’hui, le web est une plateforme de diffusion légale et immédiate qui permet à l’artiste de contourner le rituel de la promotion (annonce de l’album à venir, teasing, interviews…). Mais c’est en cas de friction que son rôle devient crucial. Sur la toile, les rapports de force s’inversent: directement en contact avec ses fans via son blog ou Twitter, le musicien peut facilement vilipender son employeur, voire, pour sortir d’une impasse, menacer de laisser fuiter son album…

Cette redéfinition des règles aboutit à des curieuses situations – surtout aux États-Unis, où il y a plus d'argent en jeu qu'en France ou en Europe. Et donc moins de flexibilité. «Là-bas, beaucoup de directeurs marketing sont loin d'être passionnés de musique, remarque Mathieu Pinaud, responsable de la promotion chez Pias Cooperative qui a longtemps travaillé pour des majors. Nombreux sont les cadres qui pourraient aussi bien être employés chez Goldman Sachs: ils cherchent à vendre un produit.» Une vision de l'industrie musicale encore compatible avec la réalité? Pas sûr. Ces derniers mois, les stars américaines s'affranchissent de leur tutelle, en cas de réussite comme d'échec. Surtout les filles, que l'industrie musicale instrumentalise sans vergogne. Aujourd'hui, à quoi servent encore les maisons de disque? Réponse en cinq points.

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