Vingt ans plus tard, les Ogres de Barback restent une affaire de familles. Au pluriel : dans la salle, ce soir-là, à l’Espace Michel-Berger (EMB) de Sannois, dans le Val-d’Oise, ils sont nombreux à être venus avec les petits, les vieux, voir cette fratrie : deux frères, Fred et Sam, deux sœurs, Alice et Mathilde, portant le nom de Burguière, qui officient, dans un univers de copains, de collaborations (Manu Chao, Weepers Circus) et de références croisées (Perret, Brassens, Bérurier noir, world).
Les familles ont grandi, se sont décomposées, recomposées. Il y a les fans de la première heure, ceux qui y sont venus via les mômes, et Pitt Ocha (trois albums unanimement applaudis par les moins de 12 ans). Tous sont là en tout cas pour fêter les 20 ans du groupe. Et se retrouvent en embrassades au bar de cette salle où les Ogres sont chez eux (ils y ont fait une vingtaine de dates, enregistré deux lives), avant d'entonner, enthousiastes, les chansons de leur dernier, Vous m'emmerdez, ou les classiques Accordéon pour les cons ou Rue de Panam.
«Liberté». Niveau énergie, ça va bien, merci. D'ailleurs, les Ogres de Barback ont pour l'occasion ressorti leurs bottes avec une tournée de plus de 60 dates - ils en faisaient 120, 150 les premières années. Sannois était la dernière de la partie «20 ans de salles», tandis que Montauban, ce soir au festival




