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Brut pop

«Sur les rails», autistes en pistes

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A Paris, les agitateurs de la scène expérimentale présentent jusqu’à samedi le fruit d’ateliers musicaux menés avec les handicapés et des malades atteints de troubles mentaux, via archives sonores, vidéos et concerts.

Pochette du premier 45-tours réalisé par l'Atelier Méditerranée. (Photo l'Atelier Méditerranée)
Publié le 24/06/2014 à 18h06

Quand la frange la plus barrée de la musique expérimentale rencontre le plus barré des publics, ça fait du bruit et des étincelles. Le projet «Sur les rails», imaginé par le collectif Transports en commun (une bande d'éducateurs, psychologues mélomanes, musiciens et artistes siphonnés partageant tous un goût pour les musiques bizarres, les pratiques non orthodoxes, et le do-it-yourself) s'installe ce mercredi et jusqu'au 29 juin au Point éphémère, à Paris (Xe). L'occasion unique de découvrir un réseau «brut pop» (synthèse de pop et d'art brut) naissant, qui œuvre depuis quelques années auprès des autistes, handicapés mentaux ou psychiques, avec lesquels ils organisent des ateliers de création sonore et d'arts plastiques, des émissions de radio, voire carrément des concerts publics. Autant d'initiatives éparses (lire ci-contre) que le rendez-vous souhaite fédérer, présentant des archives sonores, des vidéos, des prototypes d'instruments, ainsi qu'une soirée exceptionnelle vendredi.

«Pour nous, c'était important que ça vive en dehors de l'institution médicale mais aussi que ce soit valide, du moins on l'espère, dans le monde artistique», expliquent les initiateurs, Antoine Capet, éducateur spécialisé depuis douze ans, tatoueur bidouilleur, cofondateur de la défunte revue Entrisme, et David Lemoine, chanteur électrique du groupe Cheveu, auquel il prête sa voix parlée-hurlée primale.

Pâte à modeler. Les de

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