Paris comme on ne l’a jamais entendu. Et pari que l’Orchestre national de jazz (ONJ au court), seule formation du genre subventionnée par un gouvernement, vient déjà de gagner en exportant au début du mois son premier portrait de ville dont Olivier Benoît, fraîchement nommé à la tête de cette équipe de onze musiciens, a façonné les traits. Naturellement dédié à la capitale française, le volet initial du projet «Europa», qui se poursuivra vers d’autres villes européennes au fil du mandat du nouveau directeur artistique, en place pour quatre ans, a été ovationné en Allemagne - de Berlin, au festival Jazzdor, à celui de Moers - ainsi qu’aux Pays-Bas, lors de leur récent passage au Music Meeting de Nijmegen.
Un ambitieux projet qui a engendré la réalisation d'un dense double album, où le compositeur et guitariste chevronné Olivier Benoît - qui a été durant quatorze ans à la tête de deux ensembles, la Pieuvre et Circum Grand Orchestra, rassemblés au sein du collectif lillois Muzzix - livre sa perception musicale de l'effervescence parisienne. «Le fruit d'une synthèse subjective des flux et mouvements de Paris», résume Benoît, également passionné par l'architecture et l'urbanisme, et dont l'inspiration s'est nourrie de «la force et des dynamiques que l'activité humaine peut générer dans cette agglomération complexe».
Le choix du cadre s'est imposé au chef d'orchestre, né à Valenciennes en 1969 et installé à Paris depuis 1995, comme vecteur de la transposition de so




