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Astropolis, 20 ans et déjà des enfants

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Né dans la mouvance des raves, le rendez-vous brestois de musiques electro en a influencé beaucoup d’autres.

Au fort de Penfeld, site de clôture du festival Astropolis en 2013. (Photo Mathieu Le Gall)
Publié le 04/07/2014 à 18h36

Merci Charles Pasqua, merci Jean-Louis Debré, merci Jean-Pierre Chevènement. Sans vous, alors ministres de l’Intérieur bornés du milieu des années 90, le chouette festival de musiques électroniques Astropolis n’aurait probablement pas 20 ans cette année. Un anniversaire qu’il fête sereinement jusqu’à dimanche, dans son antre de Brest (Finistère).

Le premier festival du genre en France est, en effet, né en 1995, en pleine crispation politique et médiatique autour des free parties et autres «teknivals», expression française des raves britanniques. Ce mouvement techno communautaire et idéaliste tentait alors de se construire hors des règles du monde du spectacle pour laisser vivre sa musique sans début ni fin pendant de longs week-ends autogérés.

«Underground». «On a eu dès le début une façon de voir un peu différente, se rappelle Gildas Rioualen, le cofondateur d'Astropolis. Lorsqu'un artiste nous plaisait, on l'invitait, on revendiquait notre programmation. Mais on se retrouvait dans le même panier que les "free parties". On était en plein dans l'époque "techno égale drogue"… Les pouvoirs publics ne comprenaient pas cette culture qui n'avait rien à voir avec le rock. On a fini par faire appel au syndicat des producteurs de spectacles pour se faire entendre.»

Un courrier de Jean-Claude Camus plus tard, alors président du syndicat mais d'abord tout-puissant manager de Johnny Hallyday, et Astropolis sortait de la case

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