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Aux sources des Siestes: orgue-à-bouche et tambours torrides (1/4)

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Chaque mercredi de juillet, l’ethnomusicologue Renaud Brizard raconte l'origine des musiques mixées par les invités du Quai-Branly dans le cadre du festival. Aujourd'hui, Joakim et Kindness.

Pendant les Siestes électroniques du Quai-Branly, en 2012. (Photo Duerer)
Publié le 09/07/2014 à 16h11

Chaque été depuis 2011, le festival toulousain des Siestes électroniques pose sa nappe sur les bords de Seine, dans le jardin du Quai Branly, pour un partenariat original avec le musée qui s'est tranquillement installé comme un rendez-vous essentiel de la saison.

Le musée du Quai-Branly ouvre à cette occasion son fonds discographique de quelque 6000 disques, dédié habituellement à la recherche, aux musiciens invités par les Siestes. A eux d’en tirer une nouvelle musique, d’entrechoquer des instruments qui ne se sont jamais rencontrés ou d’interroger les liens imprévus entre certaines musiques traditionnelles et les rythmiques des machines électroniques.

Pour ce premier dimanche 6 juillet, c'est le producteur parisien Joakim, fondateur du label Tigersushi et auteur d'un sixième album sorti en mai -Tropics of Love- qui a ouvert le bal en ping-pong avec Adam Bainbridge, un musicien britannique qui se produit sous le pseudonyme Kindness.

Renaud Brizard, l'ethnomusicologue qui fait le lien entre les musiciens invités et le Quai-Branly, revient pour Libération sur deux morceaux choisis par les DJs.

 Un orgue-à-bouche hypnotique

Pièce pour orchestre de plung, tiré du disque Bangladesh: orgue-à-bouche, rituels des Murung (Inédit/MCM, 98-2001).

«Les Murung, qui vivent dans les collines du nord-ouest du Bangladesh, sont une ethnie à part parce qu'ils ne sont ni hindous, ni musu

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