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Siestes et sets ethniques au Quai-Branly

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Chaque dimanche, des DJ puisent dans le fonds discographique du musée.

Le festival invite cette année l’espoir français de la techno Bambounou (ce dimanche), Ron Morelli, fondateur du label new-yorkais L.I.E.S. (Photo Matthieu Lemaire Courapied )
Publié le 11/07/2014 à 18h06

La salle de recherche du musée du Quai-Branly, dédié aux cultures du monde, a beau être baignée par la lumière parisienne du bord de Seine, l’endroit garde quelque chose d’austère. Il faut probablement ça pour permettre un travail patient et pointilleux, mais cela rend d’autant plus intéressant l’ouverture entreprise depuis 2011 en partenariat avec le festival toulousain des Siestes électroniques : accueillir dans ses jardins des concerts et DJ sets composés à partir du fonds discographique du musée. C’est chaque dimanche, et c’est gratuit.

Ce fonds musical compte aujourd'hui 6 000 disques qui documentent les musiques populaires du monde, des chants polyphoniques des Läbe d'Albanie à l'incroyable orgué éolien des îles Salomon. Une collection construite dès l'ouverture du Quai-Branly, en 2006. «Lorsque les collections du musée de l'Homme ont été déplacées, notamment au Quai-Branly, le choix a été fait de conserver le fonds d'ethnomusicologie dans une structure de recherche, explique Claire Schneider, en charge de la discothèque du musée. Il est donc allé à la fac de Nanterre, avec qui nous travaillons depuis pour créer ici une collection complémentaire.»

«Complémentarités». Le Quai-Branly a pour cela acquis non seulement les grandes séries d'enregistrements de musiques traditionnelles et populaires que sont Ocora, Maison des cultures du monde ou Folkways, mais aussi de nettement plus profanes comme Sublime Frequencies ou l

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