Printemps torride à Athènes. A l'intérieur du Megaron, le Quatuor Voce, qui arrive de Vienne, répète son concert du soir. Cette tournée, qui permet au groupe d'enchaîner les plus prestigieux auditoriums d'Europe, est un cadeau de la Cité de la musique pour fêter ses 10 ans : labellisé «Rising Star», soit «étoile montante», le quatuor français a été proposé aux salles du réseau Echo, acronyme d'European Concert Hall Organisation (lire ci-contre). Au programme du concert, le démoniaque Quatuor n°2 de Janacek, dont ils livreront une lecture intense et affûtée, et le célébrissime Quintette avec clarinette en la majeur K.581 de Mozart, qu'ils interprètent avec une autre Rising Star de l'année : le jeune Dionysis Grammenos, lauréat du grand prix de l'Eurovision Young Musicians en 2008.
«Éthique». C'est la violoniste parisienne Sarah Dayan qui a fondé le Quatuor Voce. Attablée en terrasse avec le reste du groupe, elle raconte : «J'adorais la musique de chambre, aussi bien le répertoire que la pratique, mais j'étais souvent frustrée : ce n'était jamais les bonnes personnes.» Elle contacte une autre violoniste parisienne, Cécile Roubin, de trois ans sa cadette mais qui a eu les mêmes professeurs qu'elle au Conservatoire de Paris. Les premiers altistes et violoncellistes du Quatuor Voce ont depuis été respectivement remplacés par le bordelais Guillaume Becker et Lydia Shelley, tombée amoureuse des Voce en allant




