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Un Bowie Howe en couleurs

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Le batteur anglais publie «Subterranean», son premier CD en dix ans, composé de thèmes issus des albums «Low» et «Heroes» du rockeur star.

Dylan Howe, fils de Steve Howe, a accompagné Ian Dury, Wilko Johnson, Nick Cave... (Photo DR)
Publié le 10/08/2014 à 19h16

En 1976, David Bowie prit une décision importante pour son avenir : sa tournée européenne achevée, il choisit de ne pas rentrer aux Etats-Unis, où il avait pourtant décroché le jackpot, et loua le château d'Hérouville, fameux studio situé dans le Val-d'Oise. Objectif : se désintoxiquer des mirages du show-business et de la drogue, et renouveler son art en enregistrant un album intitulé New Music, Night and Day.

Mixé à Berlin, où David Bowie décida peu après de s'installer, l'opus rebaptisé Low fut publié en janvier 1977 et suivi neuf mois plus tard par Heroes, deuxième album de ladite «trilogie berlinoise» - même si Low fut conçu non loin de Paris et Lodger, le dernier volet, enregistré à Montreux, en Suisse.

Minimaliste. L'une des particularités de Low et Heroes, considérés comme des albums importants et influents, est qu'ils comportent des pièces instrumentales, dont certaines co-composées par Brian Eno. Le premier à s'en emparer fut l'Américain Philip Glass qui composa, en 1993, une Low Symphony et récidiva, en 1996, avec une Heroes Symphony. Il nous confia alors qu'il avait été surpris et impressionné par Low et Heroes à leur sortie, car on y entendait l'influence de l'école minimaliste américaine, et donc de son propre travail. Il ajouta : «David Bowie, peut-être parce qu'il n'a pas de formation académique, compose des mélodies extra

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