Dans la culture pop, ce théâtre à l'échelle planétaire, la question du costume n'est pas anodine. Comment Beyoncé s'habille-t-elle ? Mal. Elle vogue de look en look, de subtilités de lamé ou de denim camouflage, d'ensembles à la Dynasty, d'uniformes militaires ou de variations orientalisantes. Quand la cohorte de ses consœurs bossent à l'élaboration d'une silhouette-fétiche - Madonna et les codes de l'érotisme, Lady Gaga et l'exubérance, Britney Spears la white trash -, la Texane de 33 ans endosse des costumes pour chaque occasion. Son corps n'est pas une image statique, mais un mouvement permanent. Dans n'importe quelle image de la demoiselle, l'attirail ne compte pas, c'est la chair qui prime et s'emballe à chaque instant.
Hybride. Pour la tournée «On the run», le supercouple est habillé par l'Italien Riccardo Tisci qui, aux manettes de la griffe française Givenchy, a su, avec une habileté commerciale évidente, créer la jonction entre le streetwear et l'élégance classique. Si Beyoncé a joué à l'ambassadrice pour des enseignes grand public (Emporio Armani, Tommy Hilfiger, H&M ou L'Oréal), sa position au sein des grandes noces entre pop et mode n'est pas très aboutie. Elle a vite dépassé le rôle de mannequin et a lancé en 2004 sa propre marque, House of Deréon. Et des fragrances portent son nom, Heat ou Pulse (alors qu'elle serait allergique aux parfums…). Si les lignes de mode conçues par des célébrités semblent incongr




