A un jet de pierres de leur label, Cinq7, les deux Dø reçoivent dans un bistrot-restau-bobo de la rue Oberkampf et racontent leur petit dernier avec décontraction et bienveillance.
L’idée de départ pour Shake Shook Shaken était-elle de couper nettement avec vos deux premiers albums ?
Dan Levy : On a toujours comme ambition de faire quelque chose que l'on n'a pas fait. Ça ne nous intéresse pas de nous répéter.
Olivia Merilahti : On se répète assez en tournée pour ne pas avoir envie de refaire la même chose ou quelque chose d'approchant. Quand on se retrouve, c'est comme si on portait un nouveau projet à chaque fois. Avec la même manière de faire mais de nouveaux jouets, une nouvelle vision.
Quelle était cette vision ?
DL : On voulait faire un album qu'on ne peut faire qu'aujourd'hui, et pas il y a dix, quinze ans. L'histoire, aussi, c'est que je suis parti vivre à la campagne, en Normandie. Olivia voulant rester à Paris, on a travaillé séparément. Mais à chaque fois, on se retrouve sur quelque chose. Comme des ingrédients différents qu'on choisit et avec lesquels on parvient à créer une recette qui nous plaît à tous deux.
Comment parleriez-vous de votre socle commun ?
DL : C'est un socle magique, un coup de foudre artistique.
OM : Quand on est d'accord, c'est tout de suite évident. Et fort. Ça nous élève tellement que ça nous suffit.
DL : Olivia a voulu m'amener vers quelque chose à quoi je me refusais. J'ai un problème de structure en musique ; je fais du daltonisme musical. Je n'entends pas comme les autres, au sens où je ne fais que des structures et des




