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Mina Tindle, délicate essence

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Protégée de l’Innocent JP Nataf, la chanteuse parisienne à arabesques est une autodidacte attachée à la spontanéité.

Mina Tindle, à Paris le 22 septembre. (Photo Samuel Kirszenbaum)
Publié le 13/10/2014 à 17h06

La première rencontre - à distance - avec Mina Tindle remonte à 2011, quand un collègue de goût nous avait tendu un CD six titres comme un explorateur chuchote sa découverte d'une terre nouvelle. La déflagration avait été d'importance. La communion, in vivo celle-là, s'était déroulée au Bataclan, où la chanteuse assurait la première partie de Cœur de pirate. Le cambriolage d'un magasin de tissus du quartier pour bâillonner les fâcheux blablatant dans l'attente de la Québécoise avait capoté. Alors, on s'était faufilé au premier rang pour caresser la délicatesse de l'intéressée. La confirmation, enfin, avait eu lieu en mars 2012 avec la sortie de Taranta, premier album de quatorze titres de facture chanson-folk en anglais et en français. «Portrait de dernière page !» s'était-on écrié. «Ouh là, tout doux ! avait répondu le chef avec métier. Attendons son prochain disque pour voir si tout cela n'est pas un feu de paille.» Parole tenue avec la sortie, la semaine passée, du très réussi Parades, inspiré par le thème de la rupture. Nous voici attablé avec Mina Tindle, aka Pauline de Lassus, 31 ans, dans un café du quartier du Marais où elle demeure. Une fois fait le constat que la voix de la Parisienne de naissance est plus grave que celle de la chanteuse, passons à la phase de vivisection.

La destinée. Elle dit : «Etre chanteuse, ça m'est tombé dessus par hasard.» Non, mais oui. Non, car sa maman a,

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