Frissons. Au pluriel. Shivers en anglais. C'est ainsi que le jeune producteur SG Lewis a nommé son premier EP, sorti à la toute fin de l'été sur le label Londonien PMR. Un titre tout à fait adéquat tant sa soul électronique, délicate mais jamais précieuse, nous a fait dresser les poils sur les bras. A seulement 20 ans, Sam Lewis possède déjà toutes les qualités pour marcher sur les traces de ses camarades d'écurie, le duo Disclosure, à peine plus âgés que lui. Comme eux à leurs débuts, SG Lewis sait s'entourer de vocalistes inconnus mais sacrément doués, comme ce Louis Mattrs qui illumine le minimalisme soul de No Less. Enfant de son siècle, Lewis a fait ses premiers pas de producteur sur YouTube, et notamment la chaîne house Majestic Casual où, l'an dernier, son remix du Smoke and Mirrors du chanteur de reggae Patrice a dépassé les 500 000 vues. Et c'est en continuant à se faire la main sur les morceaux des autres (My Love de Justin Timberlake ou Sonnentanz de Klangkarussell) que ce natif de Reading a pris de l'assurance pour enfin élaborer en début d'année ses premières productions à l'aide d'un simple ordinateur et… de sa guitare. Oui, ce mec n'est pas qu'un simple geek. C'est sans doute ce qui fait la différence tout au long de ces titres électro-organiques, baignés par une douce mélancolie et où la mélodie est au centre de l'attention. S'il continue à aligner les productions de cette qualité, SG Lewis va bientôt pouvoir quitter les bancs de la fac de Liverpool. Qu'en pensent ses parents ?
La découverte
SG Lewis soul sentimental
Publié le 16/10/2015 à 18h16
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