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Interview

Gunther Love: «L’odeur de bière, de transpiration, l’improvisation, les groupies, le mec qui chante faux à côté de toi… le live quoi»

Le comédien Sylvain Quimène, alias Gunther Love. (Photo Fifou)
Publié le 23/10/2015 à 17h06

En 2009, il était sacré champion du monde d'air guitar. Aujourd'hui, le comédien Sylvain Quimène, alias Gunther Love est, à 33 ans, la figure centrale du délirant spectacle la Comédie musiculte d'Airnadette. Une performance rock brassant comédie musicale et mimes, actuellement en tournée en France et dans le reste du monde en 2016.

Quel est le premier disque que vous avez acheté adolescent avec votre propre argent ?

Un 45 tours d'Elmer Food Beat. Mon premier CD, c'était Nevermind de Nirvana.

Votre moyen préféré pour écouter de la musique ?

J’adore le son du vinyle, mais il faut être chez soi pour en écouter. Ce qui est rarement mon cas, du coup, c’est MP3, malheureusement.

Le dernier disque que vous avez acheté, et sous quel format ?

Le dernier Dr. Dre en MP3. Mais je ne suis pas expert en hip-hop, et je ne dois pas être prêt pour cet album.

Où préférez-vous écouter de la musique ?

A fond, chez moi. Ensuite, et je sais que ce n’est pas bien, au volant de ma moto sur les routes de campagne.

Est-ce que vous écoutez de la musique en travaillant ?

J’écoute de la musique tout le temps. Je suis plutôt branché rock. Alors je dirais les Foo Fighters (tous les albums).

La chanson que vous avez honte d’écouter avec plaisir ?

La Tribu de Dana ! Manau.

Le disque qu’il vous faudra pour survivre sur une île déserte ?

Total Life Forever de Foals, à cause du titre Spanish Sahara. Ce morceau me transporte. Il est d'une évidence déroutante.

Un disque que vous aimeriez entendre à vos funérailles ?

Stairway to Heaven de Led Zep. Histoire de mettre une bonne ambiance. Et, puisque l'occasion m'est donnée d'en parler ici, mes amis, mes proches, le jour où ça arrivera, faites une fête comme on sait si bien en faire. Je veux que ça raisonne dans mon caisson.

Savez-vous ce que c’est que le drone metal ?

Ça fait partie de la grande famille musicale metal (que j’adore). Une musique symbole d’espoir, de calme, de zénitude et d’élévation personnelle. En plus hardcore.

Préférez-vous les disques ou la musique live ?

Le live, évidemment. L’odeur de bière, de transpiration, la performance, la qualité du son, ses imperfections, l’improvisation, les groupies, le mec qui chante faux à côté de toi… le live quoi.

Votre plus beau souvenir de concert ?

Au Hellfest, il y a dix ans. Concert de Slipknot, premier titre, mon meilleur ami (pas fan de metal à la base) tombe dans les pommes à cause de la chaleur, des lumières, des masques du groupe et de la violence de la musique. Il se réveille et me dit immédiatement cette phrase, qui résume tout le festival : «Il y a des gens pas contents, mais eux, ils sont vraiment vraiment pas contents !»

Quel est le groupe que vous détestez voir sur scène mais dont vous adorez les disques, et inversement ?

Korn (jusqu'à Issues [1999, ndlr], après c'est dégueulasse). J'ai toujours été déçu en live, sauf cette année. Meilleur live du Hellfest. Une bonne surprise, mais après quinze ans de déception live.

Citez-nous les paroles d’une chanson que vous connaissez par cœur ?

«I like to move it move it, I like to move it move it, I like to move it move it. You like to… move it.» I Like to Move It de Reel 2 Real.

Le dernier disque que vous avez écouté en boucle ?

Great Western Valkyrie de Rival Sons. On revient à la base du rock'n'roll. Sauvage, efficace, honnête.

Le groupe dont vous auriez aimé faire partie ?

Happy Mondays. Mais un peu comme le dealer qu'on voit dans le film 24 Hour Party People, le mec est là, sur scène, juste pour danser, tout le concert. Aux premières loges. Sans être musicien. Et les gens l'acclament.

Ses titres préférés

Foo Fighters Everlong (1997)

Deftones Be Quiet and Drive (Far Away) (1997)

Queen Don't Stop Me Now (1978)

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