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Critique

Klyne, l’autre electro des Pays-Bas

(Photo DR)
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Publié le 15/01/2016 à 17h31

Loin de se contenter d'être l'autre pays du fromage, la Hollande, ces dernières années, occupe carrément la première place niveau musique électronique catégorie «plus, c'est bourrine». Les plus grands héros du genre, Tiësto, Martin Garrix, Armin Van Buuren, Hardwell ou Fedde Le Grand ont tous vu le jour du côté des polders, avec dans le berceau, entre une tulipe et un gouda, une table de mixage. C'est peut-être justement parce que Ferdous Dezhad et Nick Klein ne sont pas des Néerlandais à 100 %, le premier est fils d'émigrés afghans et le second d'origine indonésienne, que Klyne, leur groupe, a échappé à la malédiction EDM (electronic dance music). Non, eux, leur terrain de jeu de prédilection, c'est une electro soul vocale délicate, mais jamais mièvre à haute teneur mélodique. Beaucoup moins house, mais beaucoup plus pop que Disclosure, Klyne partage quand même avec les Anglais une grande élégance dans les mélodies qui font mouche. C'est Ferdous qui imagine et produit ces merveilles de soul moderne métallique comme Closer ou Paralyzed chantées par la voix profonde de Nick. Quel organe ! Un atout de choix qui fait la différence pour ce duo de 22 ans à peine, venu d'un trou perdu de l'est des Pays-Bas, Helmond, pour ne pas le citer. Mais les deux copains n'ont déjà plus de temps à perdre. A leur âge, Disclosure avait sorti un album numéro 1 des ventes au Royaume-Uni.

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