Où sont les grands groupes de la planète indépendante des années 2000, ceux qui rassemblent au-delà des chapelles et ont fait la gloire de cette scène ? Animal Collective a quelque peu lassé, Grizzly Bear est aux abonnés absents et les Vampire Weekend semblent s'amuser en solo après un troisième album décevant. On mettrait bien une pièce sur Liss pour prendre un jour la suite de ces grands-là. On imagine en tout cas le quatuor facilement devenir un bulldozer de festivals dans les deux années à venir, comme l'avait été Jungle l'année passée. Pourtant, les quatre garçons menés par Søren Holm sont originaires d'Aarhus, deuxième ville du Danemark située dans le nord du pays et plus connue pour ses hordes d'étudiants et la proximité du parc Legoland que pour pondre à la chaîne des groupes excitants. Comme Jungle, ils ont choisi une voie pop-funk infectieuse et, comme Jungle, ils ont été signés par le géant des labels indépendants anglais, XL Recordings, qui avant Liss avait mis la main sur Adele, Radiohead, Jungle donc et même Vampire Weekend. A ce dernier, Liss a emprunté une joie communicative et des percussions exotiques qui parachèvent une recette rayonnante. Des petits tubes funky qui font autant appel à Michael Jackson qu'à Justin Timberlake ou Blood Orange. Avec en tête Sorry, l'épatante ouverture de leur premier EP, dont on ne devrait pas se lasser d'ici à l'été et qu'il faudra ressortir pour la compilation des routes de vacances.
Critique
Pop-funk, les fleurs de Liss
Publié le 13/05/2016 à 17h11
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