Ce n'est pas parce que les Jeux de Rio sont terminés que l'on doit bannir pour autant tout ce qui arrive du Brésil. Pas certain que les athlètes aient eu beaucoup de temps pour aller se dévergonder dans une de ces soirées qui secouent les favelas du nord de la ville depuis le début des années 80. Car l'expression «baile funk» est double. A l'origine, elle sert à décrire ce qui peut être comparé aux block parties hip-hop. Soit un énorme sound system, une musique basée sur des basses à fissurer la cage thoracique, des danseurs survoltés plus - parce qu'on est au Brésil - une forte décharge sexuelle et de la cachaça mais aussi du whisky qui coulent à flots tendus. Mais le terme «baile funk», ou «funk carioca», a aussi donné son nom à un style musical proche du rap qui est à l'exact opposé de la langoureuse bossa-nova née, elle, dans les quartiers chics du sud de Rio. Une musique au pouvoir dancefloor faramineux, bien repéré par le fameux DJ et producteur américain Diplo, auteur en 2008 d'un excellent documentaire sur le sujet intitulé Favela on Blast.
Baile funk
Publié le 16/09/2016 à 18h11
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