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Libération
Critique

Baba Stiltz Electro matinale

Publié le 31/08/2018 à 17h56

On imagine toujours les musiciens passer des nuits blanches à composer dans leur studio enfumé jusqu’au petit matin, avant de s’écrouler sur le lit à l’heure où le commun des mortels démarre sa triste routine métro-boulot-dodo. Et ce n’est pas une légende urbaine.

Mais il existe de rares exceptions comme ce Suédois de 24 ans, qui préfère travailler la journée, et surtout le matin à partir de 8 heures. Peut-être en rentrant directement de club. C'est fort possible puisque ce talent précoce (il a commencé à chanter et à écrire des chansons à 10 ans) a sorti son premier maxi sous pseudo Baba Stiltz en 2013, en ayant planté les deux pieds dans le dancefloor à l'aide de singulières productions house lo-fi, transpercées par instants par des fulgurances hip-hop/r'n'b. Ce pur autodidacte est même l'auteur, l'année suivante, d'un premier album, Total, intrigant manifeste électronique indolent, mais à visée confidentielle. Jusqu'ici candidat sérieux au seul titre de «meilleur secret caché de la musique électronique», sa récente signature avec le label britannique XL (Adele, The XX) le pousse dans une autre dimension. Qui s'accompagne également par une orientation musicale beaucoup plus «chanson», comme en témoigne son nouvel EP, qui offre même au chanteur-producteur un probable (mini-)hit, avec la soul rétrofuturiste dépouillée, mais fortement addictive de Showtime. De quoi rester baba.

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