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Interview

Jean-Marie Périer : «Je ne vais plus aux concerts, il y a YouTube»

Jean-Marie Périer Photographe et cinéaste

Publié le 11/01/2019 à 17h24

Ses clichés pour, entre autres, le magazine Salut les copains ! sont emblématiques des années 60. Jean-Marie Périer, c'est plus de quarante ans de carrière avec la musique au centre de son œuvre. Comme on peut le constater avec l'exposition qui lui est consacrée à la Grande Arche de la Défense et le spectacle où il raconte ses aventures photographiques.

Quel est le premier disque que vous avez acheté adolescent avec votre propre argent ?

Un 45 tours de Stan Kenton. Je ne me souviens plus du titre.

Votre moyen préféré pour écouter de la musique ?

CD ou vinyle sur un ampli McIntosh, une incroyable machine que j’ai depuis 1966.

Le dernier disque que vous avez acheté ?

Le Concerto d'Aranjuez de Rodrigo par Paco de Lucía, en vinyle. Je l'écoutais en boucle pendant la guerre d'Algérie, quand je faisais mon service militaire à Oran.

Où préférez-vous écouter de la musique ?

Sur la route. Le meilleur son, c’est en voiture.

Est-ce que vous écoutez de la musique en travaillant ?

La Symphonie n°3 de Malher en souvenir de Mort à Venise de Visconti. Et j'oublie vite de travailler !

La chanson que vous avez honte d’écouter avec plaisir ?

Adele, Don't You Remember.

Le disque que tout le monde aime et que vous détestez ?

Renaud, Laisse béton.

Le disque pour survivre sur une île déserte ?

Tout Eric Clapton.

Quelle pochette de disque avez-vous envie d’encadrer chez vous comme une œuvre d’art ?

Miles Davis, Tutu.

Un disque que vous aimeriez entendre à vos funérailles ?

Frank Sinatra, Summer Wind, The Beach Boys, Good Vibrations, The Beatles, Hey Jude. C'est déjà inscrit dans mon testament.

Savez-vous ce que c’est que le drone metal ? 

Aucune idée, mais les deux mots ne me tentent pas.

Préférez-vous les disques ou la musique live ?

Les disques, je ne vais plus aux concerts. Et puis il y a YouTube…

Votre plus beau souvenir de concert ?

The Who au théâtre des Champs-Elysées en 1969.

Allez-vous en club pour danser, draguer, écouter de la musique sur un bon soundsystem ou n’y allez-vous jamais ? 

Des années 50 aux années 80, il n’y avait pas un soir où je ne sortais pas en boîte. C’est fini ce temps-là.

Quel est le groupe que vous détestez voir sur scène mais dont vous adorez les disques et inversement ? 

J’adorais les disques de Crosby, Stills, Nash Young, mais sur scène…

Citez-nous les paroles d’une chanson que vous connaissez par cœur.

«La ville s'endormait et j'en oublie le nom. Sur le fleuve en amont, un coin de ciel brûlait.» Mais surtout à cause de cette phrase : «Je sais depuis déjà. Que l'on meurt de hasard en allongeant le pas.» Jacques Brel, la Ville s'endormait, sur l'album les Marquises, son plus beau disque.

Quel est le disque que vous partagez avec la personne qui vous accompagne dans la vie ?

C'est ma chienne Daffy, elle adore Somewhere par Aretha Franklin.

Le morceau qui vous rend fou de rage ?

Brown Sugar, quand je pense à tous les mômes qui ont voulu faire «comme eux». Et pourtant les Stones sont mon groupe préféré.

Le dernier disque que vous avez écouté en boucle ?

Beggars Banquet, justement, ma période préférée des Rolling Stones.

Le groupe dont vous auriez aimé faire partie ?

Quand j’avais 15 ans, le Modern Jazz Quartet ou alors les Beatles depuis que j’en ai 78 !

La chanson ou le morceau de musique qui vous fait toujours pleurer ?

Bob Dylan, Just like a Woman.

Jean-Marie Périer, Souvenirs d'avenir du 15 janvier au 3 mars et Flashback Jean-Marie Périer sur scène le 28 janvier à 20 heures sur le toit de la Grande Arche de la Défense.

Ses titres fétiches

Joni Mitchell Both Sides Now (1969)

Françoise Hardy Première Rencontre (1973)

Fleetwood Mac Go Your Own Way (1976)

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