A l'instar de ses cousins de musique Andrea Laszlo De Simone en Italie ou Forever Pavot en France, le Brésilien Leonardo Marques s'en réfère dans son art à l'âge d'or de la pop de son pays, quand l'alliance de la musique populaire et de l'expérimentation était à son pinacle d'invention et d'harmonie. Originaire de Belo Horizonte, comme Sepultura et Lô Borges, ce jeune obsédé de matos vintage et du classique Clube da Esquina de Borges et Milton Nascimento produit dans son studio une musique rétromaniaque et pas peu fière de l'être, doucement psychotrope, lardée de cuivres sourds et d'unissons voix/flûte haut perchés. Ce qui, dans le contexte actuel du fascisme éclaté de Bolsonaro et d'une «MPB» (musique populaire brésilienne) rincée, est plus que bon à prendre : à épingler sur la caisse à vinyles, à côté du bel album tout aussi nostalgique et lumineux de Tim Bernardes. Early Bird, le premier album solo de Marques vient de sortir en LP épais chez 180G/Disk Union. Avant d'y revenir, Libé vous propose de découvrir en exclusivité le clip d'Ainda é Cedo, splendeur indolente au refrain digne de Shuggie Otis ou des High Llamas.
MPB
Le son du jour #413 : réchauffant comme Leonardo Marques
Nouveau venu sur la scène brésilienne, Leo Marques nous illumine avec «Early Bird», splendeur rétro qui perce comme un rayon de soleil dans le régime de Bolsonaro.
Le chanteur brésilien Leonardo Marques sort son premier album, «Early Bird». (Photo Azevedo Lobo & Teago Oliveira)
ParOlivier Lamm
Publié le 11/12/2019 à 12h47
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