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Du genre classique

Julien Chauvin : «Vivaldi n'a pas laissé de méthode. Sa méthode, ce sont les concertos»

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Le violoniste, qui a sorti un CD de concertos pour violon dans la prestigieuse édition Vivaldi de Naïve, revient sur la façon d'aborder les œuvres du compositeur vénitien.

Le violoniste Julien Chauvin dirigeant son Concert de la loge. (Photo Franck Juery)
Publié le 12/05/2020 à 12h36

«Les gens adorent Vivaldi mais ne le connaissent pas. Sa notoriété n'est pas en rapport avec ce qu'il a produit de plus beau.» Voilà donc Julien Chauvin revenir au prêtre vénitien roux dans son dernier CD. Le violoniste, qui a reformé en 2015 le Concert de la loge, rejeton du Concert de la loge olympique, s'est spécialisé dans l'exhumation et l'interprétation sur instruments d'époque d'œuvres classiques. Et notamment de formidables symphonies parisiennes de Haydn. Pour le VIIIe volume des concertos pour violon de la célèbre et prestigieuse édition Vivaldi de Naïve, Chauvin a enregistré six pièces dont il évoque pour Libé l'importance cachée et les voies interprétatives.

Mais d’abord, racontez-nous votre rencontre avec le baroque…

A 15 ans, j'étais épris de musique baroque et le violoncelliste Jérôme Pernoo était mon professeur. J'ai bossé avec lui pendant cinq ans avant qu'il m'envoie en Hollande, au conservatoire royal de La Haye, puis à Amsterdam. Il fallait fuir le carcan français alors fermé sur la musique ancienne. Jérôme m'avait permis de faire des stages et j'ai essayé d'entrer dans les conservatoires de Paris et de Lyon et ça n'a jamais marché. A Amsterdam et La Haye, les départements baroques sont parmi les plus importants et j'ai pu étudier dans les deux sections moderne et ancienne. Il y avait des passerelles et un esprit d'ouverture qu'on ne trouvait pas en France. Aujourd'hui, les profs font beaucoup d'effort. Par exemple, l'émergence d'un Theotime Langlois de Swarte [nommé cette année dans

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