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grand angle

David Favrod, un pont nippon

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Le jeune photographe helvético-japonais expose à Paris son projet «Gaijin», quête identitaire d’un artiste façonné par deux cultures.

«Mishiko» de la série «Hikari» (2012) (Photo David Favrod)
Publié le 01/05/2013 à 19h06, mis à jour le 03/05/2013 à 14h37

En trente photographies, David Favrod, 30 ans, fait le point sur son existence entre deux pays. L'un, le Japon, le pays de sa mère qu'il a connu enfant et en été, lors des vacances ; l'autre, la Suisse, fief de son père, où il a grandi à Vionnaz, un village valaisan à l'abri des montagnes, à 45 kilomètres de Lausanne. Lausanne où il a fait ses études supérieures à l'Ecal (Ecole cantonale d'art de Lausanne), où s'enseignent culture multimédia, photographie, design, graphisme, etc. C'est d'ailleurs là, en 2009, au dernier semestre de son bachelor, qu'il a imaginé Gaijin («l'étranger»).

Couleurs épicées

«J'avais envie de m'intéresser à quelque chose de personnel, à un sujet qui résonnerait en moi, explique David Favrod. Et, du coup, j'ai commencé Gaijin, épaulé par mes professeurs, Natacha Lesueur et Marco Poloni. Moi, je me sens un mix des deux cultures, suisse et japonaise, c'est ce mélange qui m'a façonné et cette dualité qui me nourrit.»

Cette quête d'identité s'est enracinée à sa majorité, quand il s'est vu refuser la double nationalité par l'ambassade nipponne. Parle-t-il japonais ? Il l'a oublié ; sa mère, apprenant le français, a favorisé la langue de Molière, par ricochet. Mais il l'a surligné sur sa liste des choses à faire prochainement : réapprendre le japonais et lire le dernier roman d'Osamu Hashimoto, le Pèlerinage, qui vient de sortir chez Actes Sud.

La photographie de David Favrod est attachante par le soin qu'il prodigue à la fabriquer, avec se

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