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Chic et shoot

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Une femme se pique dans les rues de Vancouver, en 2010. (Photo Ed Ou. The New York Times. Redux. Rea)
Publié le 28/02/2014 à 17h06

Une délégation de députés français a donc fait le voyage au Canada pour étudier les dispositifs judiciaires destinés à lutter contre la toxicomanie et le cortège de petits actes de délinquance qui va avec. L'article du 25 février, signé Sonya Faure, nous apprend ainsi que, depuis une quinzaine d'années, une partie de ceux qui se font poisser pour consommation de stupéfiants, petit trafic, vol ou prostitution dans un contexte de toxicomanie passent devant des drug courts. Autrement dit des magistrats qui usent d'un discours mélangeant la menace de la prison et l'encouragement concret à suivre une thérapie. Espérons que les parlementaires français, de retour dans leur circonscription, puiseront dans l'expérience les mots capables de calmer les soldats de la bienséance qui défouraillent les armes de guerre dès que les termes «salle de shoot» sont prononcés.

Ce qui est frappant dans la photo qui illustre l'article, c'est l'ahurissante propreté de la ruelle de Vancouver où, nous dit la légende, une femme est en train de se piquer. Il existe dans cette ville un quartier que tout guide touristique prend un soin méticuleux à déconseiller aux touristes : East Hastings. Tout près du centre-ville, c'est un marché de la drogue à ciel ouvert, traversé par des hordes de zombies édentés et en haillons, où, raconte la presse locale, il est plus simple de se procur

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