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Lewis Baltz, des hommes et des lieux

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Le photographe américain, discret et exigeant, évoque pour «Libération» les figures masculines importantes qui ont marqué son parcours artistique, lui permettant de construire une œuvre sobre, proche du minimalisme.

«Dana Point N°1», 1970. (Photo Lewis Baltz. Courtesy Galerie Thomas Zander, Cologne.)
Publié le 04/07/2014 à 18h06

Lewis Baltz, né en 1945 à Newport Beach (Californie), est l'une des figures majeures d'une photographie qui n'accorde aucune place au hasard. Pas de style ni d'esthétisme, il s'agit d'atteindre une photographie «degré zéro», laquelle se construit simplement par séries, plutôt en noir et blanc. Sans être dépouillée, cette photographie, assez proche du minimalisme, prouve à la fois la force d'un médium capable d'enregistrer le hors-champ et la singularité d'un artiste très exigeant et détaché, comme si sa voie, presque naturellement tracée, l'avait délivré de tout excès.

Puisqu’il n’aime guère parler de lui, nous lui avons proposé d’évoquer ceux qui ont compté pour lui, même s’il ne les a pas rencontrés. Il a accepté avec joie. Extraits d’une conversation passionnante, où l’on retrouve aussi le ton posé, clair et parfois très concis du professeur qu’il fut longtemps.

Edward Weston

«Très tôt, quand j’ai eu 12 ans, j’ai décidé que je serais un artiste qui n’utilise que la photographie. Il n’était pas question pour moi de peindre ou de sculpter, ni de répondre à une quelconque commande pour la mode ou la publicité. Je voulais explorer les possibilités du médium photographique. Je ne tenais pas spécialement à me rattacher à une histoire, qui m’a toujours paru trop étroite, de la photographie. Sauf Edward Weston. Tout jeune, j’aurais voulu être Edward Weston

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