Apparu en 1970, le plus antique des festivals de photographie ouvre aujourd'hui ses portes dans la cité arlésienne. Ou plutôt son rideau de scène, si l'on veut s'accorder au titre allegro de cette 45e édition, Parade. A quelques heures de l'inauguration, François Hébel, le directeur artistique, se sent «d'excellente humeur». Comme il l'a rappelé lors de la conférence de presse (Libération du 15 avril), ce sera sa quinzième et dernière édition. «Quand le public arrive, les dés sont jetés, souligne-t-il au téléphone. Cela procure une sorte de griserie, mais je suis incapable de savoir ce que les spectateurs vont préférer, et d'ailleurs, là n'est pas la question. Le festival est imaginé comme un parcours où chacun prend son temps ; c'est une expérience personnelle, non une opération de name dropping.»
Nicéphore. Parade accueille pourtant quelques gros calibres de la profession, Martin Parr, Raymond Depardon, David Bailey, Vik Muniz pour ne citer qu'eux, et même Lucien Clergue, 80 ans le 14 août, l'un des fondateurs des Rencontres, qui sera fêté au musée Réattu, au long du Rhône où il fait bon flirter.
Combien d'images à voir cette année ? Plus ou moins 3 850 références, c'est dire l'abondance du choix et la nécessité de préparer son programme. Parmi les




