Plus d'exigence n'aurait pas nui à Parade, la 45e édition des Rencontres d'Arles. François Hébel, son directeur, peut-être par lassitude, n'a pas su conclure en beauté malgré un budget conséquent de 6,6 millions d'euros. A l'église des Frères-Prêcheurs, Raymond Depardon apparaissait au bout du rouleau avec ses monuments aux morts qui ressemblaient à des ronds points, tandis que David Bailey, délirant, remplissait l'église Sainte-Anne tel un vide-greniers. Sans compter le Bureau DesLices, transformé en sous-marin nucléaire, où il était impossible de distinguer quoi que ce soit. Aussi, les Chroniques de Solaris, une exposition annonçant le futur spatial du festival estampillée Fondation Luma, mettait en scène l'architecture-spectacle de Frank Gehry avec un ridicule qui aurait fait rire les copains de Jules César.
Duperie. Estival, Arles se doit d'être multiple, et dans cette édition titrée «Parade», tout n'était pas prétentieux, heureusement. Ainsi, certaines pointures de la photographie proposaient matière à réflexion, en imposant une dose de malice comme substance nutritive. «On ne veut pas découvrir, mais se reconnaître» : le Catalan Joan Fontcuberta résume crûment notre réalité affective, celle qui est aussi en jeu sur Facebook. D'où son geste duchampien au musée de l'Arles antique, une supercherie qui laisse baba le visiteur. Lequel, tout d'abord, cherche mais ne trouve pas les légendes des images ; puis co




