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Virées nocturnes avec Alisa Resnik

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La photographe russe présente à Paris des personnages égarées et des corps fragiles captés au plus profond de la nuit.

«One Another #003», 2012. (Photo Alisa Resnik. Courtesy Galerie Sit Down)
Publié le 15/09/2014 à 18h44

La nuit est son univers poétique favori. Alisa Resnik explique que sa poésie, elle «la trouve plutôt la nuit». C'est à ce moment-là, qu'elle photographie inlassablement, que ce soit à Berlin, sa ville d'adoption, ou à Saint-Pétersbourg où elle est née.

L'artiste russe, née en 1976, photographie un peu comme elle respire: en couleur . Parce que ça l'aide à «décrire l'atmosphère [qu'elle] recherche», les émotions de la ville et ses lieux de passage -les cafés, les rues-, mais aussi des hommes, des femmes, seuls ou enlacés, qui semblent égarés. Ils ont le visage marqué, le corps fragile, blessé. Equilibre instable.

A voir aussi : Notre diaporama Berlin Saint-Pétersbourg… vision nocturne

Tous les clichés qu'Alise Resnik présente à la galerie Sit Down, dans le troisième arrondissement de Paris, sont issus de sa série One Another («L'un l'autre»), pour laquelle elle a obtenu en 2013 le vingtième prix de l'Edition européenne de photographie. La série a également fait l'objet d'un livre, publié aux éditions Actes Sud. «Alisa Resnik photographie la vie et son reflet, la fragilité, la grâce, la mélancolie, la solitude», dit d'elle Laura Serani, la commissaire de l'exposition. La photographe observe cet autre monde dans lequel elle s'est immergée avec une profonde empath

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