Toute la presse italienne dans sa grande majorité lui a rendu hommage. «Addio a Elisabetta Catalano, la fotografa delle star», titrait le Corriere della Sera, «Addio a Elisabetta Catalano, fotografa dei divi italiani dalla Vitti a Calvino», pour la Repubblica ou encore «Morta Elisabetta Catalano, una vita tra arte e foto», annonçait la Stampa.
Elle était la photographe des stars. Des étoiles de la grande époque du cinéma italien : Monica Vitti, Michelangelo Antonioni, Stefania Sandrelli, Federico Fellini où elle apparaît d'ailleurs dans Huit et demi (1963). Elisabetta Catalano saisit aussi à travers son objectif en noir et blanc, ou en couleur, les grandes personnalités de la littérature et du monde culturel, Alberto Moravia, Italo Calvino, Alberto Arbasino ou encore Andy Warhol devant le Vatican.
Née en 1944 à Rome, elle est décédée dimanche dans un hôpital de la capitale italienne, sa ville natale. Autodidacte, elle présente sa première exposition, de portraits d'artistes uniquement masculins intitulée Hommes, en 1973, à la galerie Cortile à Rome et à la Galleria de Milan.
L'art était aussi son autre passion qu'elle partagea son compagnon, l'artiste italien, Fabio Mauri (1926-2009), mais aussi avec Michelangelo Pistoletto, Pisani, Sandro Chia, Cesare Tacchi, Gino De Dominicis, Joseph Beuys, Jannis Kounellis… Par la suite, elle collabora pour la presse italienne, Il Mondo, l'Espresso, mais auusi pour les éditions française, britannique et américaine du magazine, Vogue.
En 1978, la Polaroid Company de Boston lui commande une série de portraits réaliser avec le célèbre appareil, de grandes figures du septième art; pour l'exposition Faces and Facades. En 1980, elle expose au musée Carnavalet, à Paris, ses images des personnalités de la culture française. On retrouve quelques-uns de ses clichés en 2006 pour l'exposition, Une histoire privée, à la Maison Européenne de la Photographie.
Sa dernière exposition personnelle remonte à l'année dernière, au musée Maxxi, à Rome. Le peintre Marco Tirelli, a déclaré au Quotidien de l'Art, que «dans l'œil des artistes qu'elle portraiturait, elle savait trouver ce scintillement lumineux qui était à la source de leur art. Quand elle réalisait un portrait, elle étudiait pendant des heures la lumière, comme si, ainsi, elle tentait de traverser la peau et atteindre l'esprit de son modèle».




