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Tokyo rêve d'une CIA nippone

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Publié le 14/12/1994 à 23h13

Tokyo rêve d'une CIA nippone

- SUPERPUISSANCE ÉCONOMIQUE qui aspire à un rôle croissant sur la scène diplomatique, le Japon est encore un nain dans le domaine ultrasensible du renseignement. C'est du moins ce qu'affirme l'ancien vice-ministre de l'Agence de défense Seiki Nishihiro: «La supériorité des autres pays développés sur le Japon est écrasante... Même la Corée du Sud et Israël sont en avance sur le Japon.» Les dirigeants japonais se prennent à rêver d'une centrale unique, à l'image de la CIA américaine et de la KCIA sud-coréenne. «Le dossier est ancien. Il n'y a jamais eu de consensus. Mais il est aujourd'hui rouvert sur la table du Premier ministre», souligne un responsable japonais familier de ces questions.

La justice a l'Agence de sécurité publique, qui emploierait entre 6 et 7.000 personnes à travers le Japon, à l'écoute des courants politiques extrémistes de droite et de gauche, des étudiants connus pour leur activisme, des syndicalistes, des résidents coréens et de certains étrangers, bref de tous les «subversifs» en puissance. La police nationale possède son réseau à elle. L'Agence de défense compterait 650 experts, selon certaines sources, travaillant dans cinq sections spécialisées dans la collecte de l'information nationale ou étrangère et son traitement. Le ministère des Affaires étrangères enfin accueille une section Renseignement et analyse dont les moyens sont relativement modestes.

Le puissant ministère du Commerce international et de l'industrie (Miti)

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