Mercredi le président du Conseil italien devrait poser la question
de confiance devant la Chambre des députés. Mais d'ores et déjà Silvio Berlusconi sait qu'il n'a plus de majorité pour le soutenir.
La Ligue du Nord, une des trois composantes de son gouvernement, a rompu samedi avec le «pôle des libertés», la coalition de droite qui avait gagné les législatives des 27 et 28 mars, dans le sillage de Berlusconi et de son mouvement Forza Italia. Le dirigeant de la Ligue, Umberto Bossi, en sortant samedi d'une rencontre avec les dirigeants des deux principaux partis d'opposition, le Parti populaire (PP, ex-Démocratie chrétienne) et le Parti démocratique de la gauche (PDS, ex-parti communiste) a déclaré: «Nous allons mettre fin à un gouvernement qui n'a rien fait en huit mois. Mercredi, s'achèvera la Première République.»
Les trois partis désormais alliés contre Berlusconi déposent dès aujourd'hui deux motions de censure, histoire d'empêcher le Premier ministre de gagner du temps. La première motion est signée par la Ligue et le PP, deux partis qui disent désormais vouloir travailler ensemble à la construction d'un nouveau «pôle centriste». La deuxième sera présentée par le PDS. Enfin Rifondazione comunista, autre formation de gauche née des cendres de l'ex-PC, a décidé de déposer une troisième motion de censure devant le Sénat. La situation politique n'en demeure pas moins très confuse, et le sort de Berlusconi n'est peut-être pas entièrement scellé. Chaque camp table en effet sur




