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Kim Jong-Il, président incertain de Corée du Nord

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Publié le 03/01/1995 à 0h37

Kim Jong-Il, président

incertain de Corée du Nord Tokyo, de notre correspondant Il y a quelques semaines, ce n'étaient encore que des rumeurs. Désormais, celles-ci ont fait place à une interrogation très précise mais sans réponse: Kim Jong-Il, fils et dauphin désigné de Kim Il-Sung, est-il réellement en mesure de prendre officiellement les rênes de la Corée du Nord?

Six mois ont passé depuis la mort du «grand dirigeant» et la succession demeure inachevée, contrairement aux pronostics de bien des spécialistes qui, en juillet dernier, s'attendaient à une transition rapide et à l'avènement, en douceur, de la première dynastie rouge du monde dans un pays où la question de la succession était en principe réglée depuis longtemps. Mais avec l'arrivée de la nouvelle année, les perspectives d'une consécration prochaine de Kim Jong-Il s'éloignent encore.

La fin décembre est une période traditionnellement propice aux nominations de nouveaux responsables, à l'occasion de la réunion du comité central du Parti des travailleurs et de celle de l'Assemblée du peuple, le parlement nord-coréen. Or rien n'est venu. Kim Jong-Il n'a pas été investi des fonctions de secrétaire du parti et de président du pays. Il n'est donc toujours que le chef suprême de l'armée, poste qu'il détient depuis fin 1991 Troublant également: Kim Jong-Il n'a pas prononcé les voeux traditionnels du discours du nouvel an que son père ne manquait jamais de formuler depuis la création de la Corée du Nord en 1948. Certes, invi

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