Les rumeurs sur la santé déclinante du numéro un chinois , agé de 90
ans, se font de plus en plus insistantes.
Le gouvernement chinois a eu beau démentir hier les informations alarmistes sur la dégradation de la santé de l'arbitre suprême du pouvoir chinois publiées le jour même par un journal japonais, nombre de Chinois et d'observateurs étrangers ne doutent plus qu'il ait déjà un pied dans la tombe. D'autant que la multiplication de ces bruits et des hommages officiels en forme d'épitaphe à l'«architecte des réformes» ne cesse de susciter des accès de fièvre sur les places boursières de Shanghai, Shenzhen et Hong Kong depuis plusieurs mois. Selon le correspondant à Pékin du Yomiuri Shimbun de Tokyo, le patriarche aurait été hospitalisé au début du mois. Deng, qui est apparu en public pour la dernière fois faible et tremblotant l'an dernier à la télévision, serait cette fois si malade que le président Jiang Zemin, qui voulait se rendre à son chevet, n'a pas pu le voir, à la demande expresse de ses médecins. Son état réel est, il va de soi, empreint du sceau du secret en Chine, où la question de sa succession demeure floue et porteuse de chaos, puisqu'à l'autocratisme qu'a toujours connu le pays, l'intention est d'imposer un pouvoir à plusieurs têtes. L'aggravation de l'état de santé de Deng semble sur ce point confirmée par une source chinoise, selon laquelle le patriarche a, début novembre 1994, renoncé à son «droit de veto» sur les décisions du politburo, dans une lettre so




