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Libération

Berlusconi reçoit un camouflet de la Cour constitutionnelle

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Publié le 13/01/1995 à 0h20

LE PRÉSIDENT DU CONSEIL démissionnaire, Silvio Berlusconi, a subi un

camouflet avec l'arrêt rendu mercredi soir par la Cour constitutionnelle jugeant recevables neuf des seize référendums d'initiative populaire. Elle a rejeté le référendum visant à instaurer un scrutin uninominal à un tour, sur le mode britannique, en supprimant toute représentation proportionnelle. Mais les hauts magistrats ont accepté les quatre référendums voulus par l'opposition de gauche sur l'audiovisuel visant à interdire la propriété de plus d'une chaîne commerciale.

Silvio Berlusconi a qualifié de «grave» cette décision qui touche directement ses intérêts de magnat de la télévision. Ces référendums seront organisés en avril et juin, mais seulement si le Parlement n'est pas dissous d'ici là et si des réformes allant dans le même sens n'ont pas été adoptées auparavant par les Chambres. Au cas où des élections anticipées seraient décidées, les référendums seraient reportés à l'an prochain.

Le chef de l'Etat Oscar Luigi Scalfaro hésite toujours sur la solution pour résoudre cette difficile crise gouvernementale. «Il faut du temps pour faire bien.» La préférence du chef de l'Etat va toujours au «gouvernement du président» dirigé par une personnalité «au dessus des partis» mais il craint que cette solution ne trouve pas de majorité au Parlement.

C'est précisément pour vérifier la force dont ils disposent que les principaux leaders de l'opposition ont passé en revue leurs troupes. Umberto Bossi a réuni mercr

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