Au Kenya, le confit entre
Masaïs et Kikuyus s'aggrave Nairobi, correspondance Les organisations humanitaires ont dénoncé hier l'incompétence du gouvernement kenyan dans sa gestion des conflits ethniques qui opposent depuis plusieurs semaines les ethnies Masaïs et Kikuyus dans la vallée du Rift.
Le Kenya, qui compte plus de 300.000 déplacés internes dans la vallée du Rift, victimes d'affrontements ethniques qui n'ont pas cessé depuis 1991, est «au bord d'une nouvelle explosion de violence», a prévenu le Conseil national kenyan des organisations non gouvernementales. Dans la nuit de mardi à mercredi, des guerriers masaïs armés de lances et de flèches ont attaqué plusieurs fermes occupées par des familles de Kikuyus, l'ethnie majoritaire au Kenya, dont plusieurs milliers ont acheté des terres dans la vallée du Rift, à l'ouest du pays, dès les années 50.
Fermes brûlées, bétail volé Traditionnellement pasteurs, les ethnies masaïs et kalenjins (celle du président kenyan, Daniel Arap Moi) s'estiment dépossédées par les agriculteurs kikuyus. Au cours de ce raid, les assaillants ont tué dix personnes, dont deux enfants, brûlé leurs fermes et volé leur bétail. Ce genre d'attaques, courantes depuis 1991, a déjà fait près de 1.000 victimes, essentiellement kikuyus, particulièrement en 1991 et 1992.
A Nairobi, ce raid a provoqué les réactions des partis d'opposition, des Eglises et des organisations non gouvernementales. L'ambassade des Etas-Unis a appelé vendredi le gouvernement à mettre to




