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Analyse

Les Japonais prêts à l'autocritique

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Publié le 19/01/1995 à 23h47

Une enquête va établir si les édifices détruits étaient antérieurs

ou postérieurs aux critères de construction de 1981. Des experts demandent une révision de ces normes, qui auraient incité à une trop grande confiance.

Les Japonais prêts à l'autocritique - LES ÉDIFICES JAPONAIS sont-ils bel et bien «les plus résistants du monde» aux séismes, comme l'affirmait péremptoirement l'an dernier le ministère japonais de la Construction? Mercredi, quarante-huit heures après le séisme qui a frappé la région du Kansai, la question est sur les lèvres de tous les Japonais. «Le plus important désormais est de revoir nos normes de construction», a expliqué à l'agence Reuter Isao Sakamoto, un professeur d'ingénierie du département d'architecture de l'université de Tokyo. Il faut «réviser nos bases de calcul», renchérit le Service de prévention des séismes de Tokyo. Même son de cloche au laboratoire antisismique de l'Agence des sciences et technologies, où son directeur, Nobuyuki Ogawa, enjoint le gouvernement de «reconsidérer les plans de construction des ponts et chaussées».

Une question cruciale pour l'avenir. Des affirmations peut-être un peu lapidaires, puisque les experts japonais et étrangers, qui inspectaient hier Kobe en ruines, n'avaient toujours pas, officiellement du moins, répondu à la question cruciale pour l'avenir: les structures qui se sont effondrées ont-elles été bâties avant ou après la mise en place, en 1981, de normes antisismiques strictes? Les constructions élaborées d

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