La ville portuaire de Kobe est encore sous le choc trois jours après la secousse qui a tué, selon les derniers décomptes, plus de 4.015 personnes.
Les sauveteurs japonais ont retrouvé jeudi quelques survivants, rares témoins d'un cauchemar enduré pendant deux nuits et deux jours. Chiyoko Amakawa, une septuagénaire du quartier d'Higashinada-Ku, dans l'est de la ville, a eu la chance inouïe d'être découverte par son chien alors qu'une quarantaine de policiers et de voisins, fouillant parmi les ruines de sa maison de bois, allaient abandonner leurs recherches...
La mafia distribue des vivres gratuits «Le niveau des dommages dépasse toute description», a dit le Premier ministre japonais, Tomiichi Murayama, visiblement ému en visitant jeudi les quartiers sinistrés de la ville, vêtu d'une combinaison de sauveteur. «Les bâtiments japonais dans les villes ne paraissent pas assez solides pour résister à de violents tremblements de terre», a-t-il lâché, prenant le contrepied de ce qu'avait toujours affirmé l'administration. Il a annoncé un réexamen des normes de construction antisismiques, reconnaissant ainsi implicitement que le Japon ne mérite peut-être pas son titre de champion dans ce domaine.
De plus en plus de responsables reconnaissent également que l'administration s'est trouvée désemparée dans le domaine de l'organisation des secours. C'est avec une certaine ironie que les médias japonais ont relevé que le plus grand syndicat de la mafia japonaise (Yakusa), le groupe Yamaguchi-




