Le bilan du séisme qui a secoué la région de Kobe mardi s'est encore alourdi. Selon les derniers décomptes, 4.927 personnes ont été tuées et 185 sont toujours portées disparues. 25.896 personnes au moins ont été blessées et 50.779 immeubles et maisons ont subi des dégâts. Alors qu'on craignait hier des glissements de terrain à Kobe, une secousse modérée s'est produite dans le centre du Japon. Les équipes de sauveteurs venus de Suisse et de France éprouvent le plus grand mal à dissimuler leurs frustrations extrêmes d'être arrivées tard, du fait des hésitations de Tokyo. «A la limite, on a l'impression qu'ils ne tiennent pas vraiment à ce que l'on trouve des survivants», confiait l'un des membres de l'équipe d'une soixantaine de spécialistes français, qui ont entamé, ce week-end seulement, la recherche de survivants du séisme. Estimant que le délai de cinq jours, qui s'était écoulé avant leur arrivée, limitait de beaucoup leurs chances de sauver des vies, ils ne cachaient pas que leur mission pourrait tourner court.
25 spécialistes suisses et 12 chiens Jeudi, une première équipe étrangère était arrivée à Kobe: 25 spécialistes suisses accompagnés de douze chiens. Son travail avait également été gêné par des problèmes de coordination avec les services de secours locaux, aggravant le malaise crée par les tergiversations de Tokyo qui a beaucoup tardé avant d'accepter l'aide de pays étrangers. Le Japon a ainsi mis quatre jours pour accepter (samedi) une offre britannique de fourni




