Compromis avec
les anciens militaires mutinés à San Salvador LES ANCIENS MILITAIRES, qui retenaient à l'Assemblée nationale depuis mardi 13 députés, ont libéré leurs otages et ont quitté dans la nuit de mercredi à jeudi, les bâtiments qu'ils occupaient au centre de San Salvador. Cette conclusion est intervenue à la suite de négociations entamées avant-hier, à 11 heures locales, avec le gouvernement, au siège de la mission des Nations unies.
Les mutins avaient agi à l'initiative de l'Association des démobilisés des forces armées (Adefaes), qui assure regrouper 20.000 des 30.000 militaires démobilisés, aux termes des accords de paix, conclus en 1992, après douze ans de guerre civile. Ces accords, négociés entre la guérilla et le gouvernement sous le parrainage de l'ONU, prévoyaient l'octroi de terres et de crédits pour les soldats d'origine paysanne, et des indemnisations pour les autres. Les anciens militaires réclament le versement effectif de ces subsides, qui ont pris beaucoup de retard, tant par manque de fonds publics que de retards dans l'aide internationale promise.
La prise des bâtiments avait fait deux morts et deux blessés dans les rangs des démobilisés, armés de machettes, et de bâtons, lors d'échanges de coups de feu avec la police. Peu après la fin de l'occupation de l'Assemblée, le président de l'Adefaes, Marcelino Castillo, a affirmé que le gouvernement avait accepté «dans sa totalité, la clause concernant la remise des terres, principale réclamation des soldats d




