En Chine, l'année du cochon sous le signe du danger
Jiang Zemin, le successeur désigné du numéro un chinois Deng Xiaoping, a réaffirmé haut et fort lundi, à la veille du nouvel an lunaire, que la Chine populaire n'hésiterait pas à recourir à la force afin d'empêcher Taiwan de formaliser l'indépendance de fait dont elle jouit depuis 1949.
«Les Chinois n'ont pas l'intention de se battre contre des Chinois mais nous ne pouvons pas exclure le recours à la force en raison des forces hostiles de l'étranger qui veulent s'ingérer dans les affaires intérieures de la Chine et complotent pour l'indépendance de Taiwan», a déclaré le président et chef du parti, Jiang Zemin, en stigmatisant les partisans de l'indépendance de Taiwan, de plus en plus nombreux sur l'île nationaliste (vingt millions d'habitants).
Jiang Zemin, qui est censé devenir le nouvel homme fort de la Chine après la disparition de Deng Xiaoping, âgé aujourd'hui de 90 ans, a aussi rappelé que le régime communiste restera «fidèle au principe d'une seule Chine», c'est-à-dire une «réunification» selon ses termes. Cette déclaration solennelle, sous forme de menace, confirme pour beaucoup les craintes de voir se développer en Chine une lutte pour le pouvoir doublée d'une surenchère nationaliste, lorsque surviendra la mort de Deng Xiaoping. Les incertitudes de l'après-Deng Les autorités, qui multiplient les appels à l'«unité du parti et de l'armée», semblent s'attendre à la disparition de l'«architecte des réformes» dans un aven




